La presse féminine a vu le jour dans les salons mondains du siècle des Lumières. Elle est née des premiers désirs d’émancipation des femmes…
NAISSANCE DANS LES SALONS MONDAINS
La presse féminine voit le jour dans la seconde moitié du XVIIIE siècle, dans les salons mondains.Avant la Révolution française, elle était en effet réservée à l’élite féminine issue de l’ aristocratie. Pour une raison simple: la grande majorité de la population était alors analphabète.
Dans ces salons généralement tenus par des femmes comme ceux de Madame Deffand, de Geoffrin ou Julie de Lespinasse on rencontre les esprits les plus influents du siècle des Lumières: Diderot, Condorcet, Buffon…Ces lieux sont ceux où hommes et femmes échangent des bons mots, déclament des poésies, discute littérature
Salon de Mme Geoffrin
LES PREMIERS TITRES
Le Courrier de la nouveauté
La première vocation de cette presse féminine a été d’affirmer le mode de vie des femmes aristocrates face à celui des hommes dans les domaines de la littérature, de la mode et de la beauté.
Le tout premier Le Courrier de la nouveauté date de 1758 et était consacré aux tenues vestimentaires.
Le Journal de Dames
Le second est lancé en 1759 et , Le Journal des Dames et il est d’abord dédié à la littérature avant d’élargir ses thèmes.
On y lit les premiers penchants féministes au travers d’une critique dithyrambique sur Julie ou la nouvelle Héloïse de Rousseau qui condamne les mariages arrangés et le “despotisme paternel”.
Le Cabinet des modes
Il paraît entre le 17 novembre 1785 et le 21 décembre 1789. Le Cabinet des Modes, est la première revue de mode française à périodicité régulière. Son slogan “Si l’uniformité est la mère de l’ennui, la variété doit être la mère du plaisir”Il contient de superbes illustrations faites main, propose des recettes de cuisine, traite de l’actualité mondaine, de la vie à Versailles, donne à voir les parures des différentes cours d’Europe et dispense des conseils pour personnaliser sa toilette.
Il est aussi le premier féminin à contester la tradition du corset à baleines rigide, lui préferant celui en taffetas, plus respectueux du “jeu des organes”

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