Toute la journée la polémique n’a cessé d’enfler au sujet des photos de talibans publiées par Paris Match. Les questions d’éthique sont de nouveau soulevées par le magazine qui a fait son pain blanc du “Poid des mots et du choc des photos”.Aujourd’hui, la frontière entre information et voyeurisme n’a cessé d’osciller et la liberté d’expression s’est vue rembarrer par la douleur des familles de ces soldats français.
Pendant ce temps-là, dans son coin, Marie-Claire dénonce et s’engage, de façon mille fois moins subversive certes mais malgré tout notifiable.
La page 58, intitulée “Une page pour la Birmanie” est là pour rappeler et dénoncer ce qui se passe dans ce petit pays. Surprenant, à mi-chemin entre le cheveu sur la soupe et le coup de pied dans la fourmilière, cette parenthèse engagée est tout à l’honneur du magazine. Quelques infos, pas révolutionnaires mais édifiantes quant à la situation birmane, viennent s’intercaler entre les pots de crèmes et les coiffures de la rentrée…juste en face de la très chic pub d’Escale à Portofino , un parfum de Dior.
A noter également dans ce numéro de septembre un très beau portofolio de 10 femmes photographes pour les 20 ans du festival Visa pour l’Image de Perpignan.
Cela ne remplace pas le Courrier International évidemment mais l’intention est touchante. Ces cris d’alarme viennent nous soulever le nez de nos frivolités et nous contraindre à regarder la misère. C’est pas ce qu’on vient chercher dans un féminin mais c’est une bonne chose que ça puisse s’y trouver…
Site indiqué par Marie-Claire: www.irrawaddy.org
C.BARIL
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